L’éditeur tchèque Avast vient de lancer officiellement une version 100 % gratuite et illimitée de son service VPN. Accessible sur Windows, Mac, Android et iOS sans aucune obligation de renseigner une carte bancaire, cette offre se distingue par l’absence de quotas de données et d’affichage publicitaire. En proposant cette formule, le spécialiste de la cybersécurité vient directement défier Proton VPN sur le marché des solutions de confidentialité gratuites.
Des caractéristiques techniques sans compromis sur la sécurité
Le VPN gratuit d’Avast repose sur le protocole de chiffrement WireGuard, considéré comme la référence actuelle du secteur. L’application intègre plusieurs fonctionnalités essentielles pour garantir la protection des utilisateurs au quotidien :
- Une protection contre les fuites DNS.
- Un système d’arrêt d’urgence (kill switch) qui coupe la connexion à Internet si le tunnel VPN est interrompu.
- Une option de mise en pause temporaire de 15, 30 ou 60 minutes, pratique pour accéder aux services bancaires avant une réactivation automatique.
Contrairement à de nombreuses offres gratuites concurrentes, l’éditeur ne limite ni le volume de données consommées, ni le nombre d’appareils connectés simultanément sur un même compte.
Le choix définitif de trois pays de connexion
La véritable originalité de ce service réside dans son système de sélection des serveurs. Lors du premier démarrage de l’application, l’utilisateur doit choisir trois emplacements de serveurs parmi une liste de 40 destinations disponibles, incluant des villes comme Paris, Londres, Madrid ou Chicago. Une fois cette sélection confirmée, les trois pays choisis deviennent définitifs pour le compte gratuit.
Cette approche se démarque de celle de Proton VPN, qui attribue automatiquement un pays sans consultation de l’utilisateur. Avast fait ainsi le pari de restreindre le nombre de destinations tout en laissant l’utilisateur sélectionner les emplacements stratégiques adaptés à ses usages, comme le contournement de géoblocages ou le maintien d’une adresse IP française en voyage.
Pour préserver l’attractivité de sa formule payante, Avast impose toutefois quelques limites logiques :
- Un débit légèrement bridé par rapport à la version Avast Premium VPN.
- L’absence de fonctionnalités avancées comme le tunnel fractionné (split tunneling) ou le double VPN.
- La non-disponibilité du bloqueur de traqueurs et de la totalité des 140 emplacements du réseau complet.
Financement freemium et audit de confidentialité
Face aux craintes habituelles liées aux VPN gratuits — souvent soupçonnés de financer leurs infrastructures par la revente de données personnelles ou l’affichage de publicités —, Avast adopte un modèle freemium classique. L’entreprise applique la même stratégie que pour son antivirus gratuit : séduire avec un outil performant pour inciter une partie des utilisateurs à évoluer vers l’offre payante.
L’éditeur affirme ne conserver aucun journal d’activité et ne tracer aucune donnée de navigation. Afin d’assurer la transparence de sa politique de confidentialité, Avast a mandaté le cabinet indépendant VerSprite pour réaliser un audit annuel complet de ses serveurs, dont les conclusions seront publiées en ligne.