Apple a officiellement dévoilé ses nouvelles Apple Watch Series 12 et Watch Ultra 4, accompagnées de la publication de leur rapport environnemental officiel. Un détail repéré par le média Watch Generation intrigue particulièrement : la firme indique clairement pour la première fois que la batterie de ces montres connectées peut être remplacée. Cette mention écrite soulève de nombreuses questions sur les choix de conception d’Apple et la réparabilité réelle de ses récents modèles.
Un changement d’affichage qui suggère une conception interne revue
Le Product Environmental Report (PER) publié par Apple détaille habituellement l’empreinte carbone et l’utilisation des matériaux. Pour la Series 12 et la Watch Ultra 4, une ligne inédite a fait son apparition : « La batterie de l’Apple Watch Series 12 peut être remplacée ». En pratique, le remplacement de la batterie en service après-vente était déjà réalisable sur les générations précédentes, à l’image de la Series 11. Pourtant, Apple n’avait jamais jugé bon de l’inscrire noir sur blanc dans ce type de document.
Cet ajout explicite laisse supposer que la marque à la pomme a modifié l’agencement interne de ses tocantes. Une conception revue pourrait faciliter les interventions techniques, rendant le changement de batterie plus accessible sans nécessiter d’outillage ultra-spécifique. Même s’il ne s’agit que d’une hypothèse non confirmée, cette amélioration potentielle de la réparabilité intervient dans un contexte singulier, alors même que l’écran de la Series 12 marque un curieux retour en arrière sur le plan technique.
La réglementation européenne est-elle à l’origine de ce choix ?
Face à cette nouveauté, la question de la pression réglementaire européenne se pose. L’Union européenne va imposer, à compter du 18 février 2027, la présence de batteries amovibles sur les smartphones et les tablettes. Cependant, cette législation comporte une exception formelle concernant les appareils portables connectés. Les montres intelligentes ne sont donc pas soumises à cette obligation légale d’intégrer un composant facilement amovible par l’utilisateur.
La véritable raison pourrait résider dans un autre texte européen. Dès le 27 septembre, la directive (UE) 2024/825 entre en application pour lutter sévèrement contre le greenwashing. Apple doit ainsi apporter des preuves concrètes quant à la durabilité et l’impact écologique de ses produits. Indiquer formellement qu’une batterie se remplace permet de justifier la longévité de l’appareil et de répondre aux critères environnementaux exigés par Bruxelles.
Des engagements de recyclage soumis à un contrôle accru
Outre la question de la batterie, le rapport environnemental d’Apple met en avant une proportion significative de composants recyclés pour concevoir la Series 12. La firme revendique l’utilisation de 40 % de matériaux recyclés au total au sein de la montre connectée.
Pour crédibiliser sa démarche, le constructeur communique des taux particulièrement élevés sur des éléments clés :
- Aluminium et cobalt intégrés à 100 % issus de filières de recyclage
- Lithium recyclé atteignant un niveau de 95 %
- Plusieurs composants internes intégrant au moins 80 % d’acier recyclé
- Utilisation ciblée de terres rares et de titane recyclés
Face au renforcement du cadre réglementaire européen contre les affirmations écologiques non étayées, Apple devra être en capacité de prouver la véracité de chacun de ces chiffres en cas de contrôle des autorités compétentes.