OpenAI poursuit l’intégration de son intelligence artificielle au cœur des usages quotidiens. À la suite de l’abandon de son propre navigateur Atlas, l’entreprise déploie de nouvelles fonctionnalités permettant à ChatGPT de lire, gérer et contrôler directement les onglets dans Google Chrome.
Un contrôle accru des onglets grâce aux modes Chat et Work
Annoncée le 15 octobre 2026, cette mise à jour apporte le contrôle de l’ordinateur aux utilisateurs de Chrome. Désormais, l’assistant d’OpenAI interagit avec le navigateur web selon deux modes distincts : le mode Chat et le mode Work. Le premier se limite à consulter les onglets ouverts pour analyser des données et synthétiser des informations provenant de plusieurs pages simultanément.
Le mode Work franchit une étape supplémentaire en prenant directement la main sur l’interface du navigateur. Il peut exécuter diverses tâches automatisées pour vous simplifier la navigation :
- Compléter des formulaires en s’arrêtant avant la validation finale ;
- Extraire des informations pour générer des tableaux comparatifs ;
- Transférer des données vers des outils tiers, comme des notes de frais ;
- Ranger, regrouper et fermer les onglets accumulés au fil de la journée.
Outre Google Chrome, l’extension permet également de piloter d’autres navigateurs basés sur Chromium tels que Microsoft Edge, Brave, Opera ou Vivaldi depuis l’application de bureau.
L’après-Atlas : OpenAI s’invite chez son concurrent
Cette offensive stratégique intervient après l’échec d’Atlas, le navigateur maison lancé par OpenAI en octobre 2025 sur Mac, avant d’être définitivement abandonné en août dernier. Plutôt que d’imposer son propre logiciel, l’entreprise a fait le choix de distribuer ses technologies au sein des navigateurs déjà adoptés par le grand public.
En s’installant dans le panneau latéral de Chrome, ChatGPT vient directement concurrencer Google Gemini, qui proposait déjà un accompagnement à la navigation autonome. Pour accompagner ce déploiement, l’interface latérale de l’extension a été repensée pour afficher l’historique complet des conversations à côté de la page consultée.
Garde-fous et sécurité de la navigation
Accorder à une intelligence artificielle le pouvoir d’interagir avec son navigateur soulève des questions relatives à la confidentialité des données. Pour répondre à ces inquiétudes, OpenAI intègre des options de contrôle paramétrables. L’utilisateur doit accorder des autorisations site par site et peut définir des listes blanches et noires dans les réglages du module.
De plus, l’assistant demande une confirmation explicite avant d’accéder à l’historique de navigation complet. La prudence reste de mise lors de l’installation, rappelant que des extensions malveillantes s’étant fait passer pour ChatGPT avaient par le passé compromis les données personnelles de près de 900 000 internautes.